accueil accueilarticlearticlescanimomecanimomeVisite dans les écoles
Visites dans les écoles
Visite dans les écoles
Bouvier des Flandres de la Genesis

ACADEMIE CANINE

Gestalt Thérapie, individuelle, en couple, accompagnement ponctuel, travail en groupe Contact 0496 545198 1180 Bruxelles

Bureau de comportementalistes - Approche pluridisciplinaire des interactions entre l'homme et le chien, un comportementaliste à votre écoute

Pour une approche personnalisée de votre site internet, Kjwebdesign apporte sa créativité visuelle, ses qualités de webdesign (telles que flash, html, css, optimisation des images,… ), ses compétences en programmation (telles que PHP, MySQL, XML, JavaScript, Flash, ActionScript, Ajax...)

Infos pratiques
trans.gif
Soigner sa peurInfos pratiques Infos pratiquesSoigner sa peur Soigner sa peurCynothérapie CynothérapieSponsors
Sponsors & Partenaires
Sponsors

Faut-il offrir un chien à son enfant ?

Dans le dernier magazine Famille (avril 2006), une question fréquente est remise en chantier, celle de savoir s'il est bon ou non d'offrir un chien à son enfant. Les enfants adorent les animaux. Souvent émus à la vue de chiot ou de chiens plus âgés, ils sont prêts à leur livrer toute leur affection. Parfois les enfants réclament un chien à cor et à cris ! Convient-il pour autant d'accéder à leur demande ?

Ceux qui sont pour...

Certains spécialistes (psychologues, parents,…) répondent « oui » à la question, sans ignorer la responsabilité qu'implique la prise en charge d'un animal. Ils mentionnent les bienfaits émotionnels que l'enfant peut tirer des relations avec un chien : estime et confiance en soi, libération auprès de l'animal d'émotions et de tensions intérieures, contacts relationnels intenses, etc.

Pour les moniteurs de Canimôme, ces bienfaits sont d'indéniables qualités propres aux relations entre le chien et l'enfant. A la faveur de contacts avec un chien, l'enfant peut se découvrir des qualités notables : attention et empathie pour « autrui » (ici l'animal), possibilités de contacts et de coordination d'actions avec « autrui », etc. L'animal offre aussi à l'enfant une fidélité remarquable et une reconnaissance totale de ce qu'il est, sans qu'aucun jugement ne vienne entraver la relation. C'est ce qui peut parfois faire du chien un ami, un complice ou encore un confident pour l'enfant.

Pour les enfants ou les ados qui rencontrent des difficultés (timidité, crainte d'autres enfants ou jeunes de leur âge, etc.), des contacts construits avec un chien leur permettent de mettre en place des dialogues et des interrelations parfois insoupçonnées. Dans ce contexte, les animateurs de Canimôme ont pour tâche de faire voir aux enfants et aux jeunes ce qu'ils ont pu réaliser à l'aide de l'animal. Il faut ensuite les aider à mobiliser ces attitudes et ces mouvements découverts grâce à l'animal dans d'autres situations sociales de prime abord difficiles.

Toutefois, on ne saurait perdre de vue que les histoires d'amitié entre le chien et l'enfant tournent souvent au drame ! Il faut en revenir à ces chiffres qui peuvent faire déchanter : dans six cas de morsures canines sur dix, les jeunes de moins de quinze ans en communauté française sont agressés par un chien familier ; souvent lors d'un moment d'interaction avec lui ; les petits enfants sont en outre plutôt mordus au cou et au visage. C'est la preuve, s'il en est besoin, que d'une part des règles de prudence sont de mise et, d'autre part, que l'enfant n'a pas toujours un sens « inné » du contact et de la relation avec le chien, mais que cela s'apprend !

C'est précisément ce qui a incité les fondateurs de Canimôme à réaliser dans les écoles maternelles et primaires des séances de prévention pour faire connaître le chien aux enfants et prôner des attitudes de prudence. Ils ont voulu par ailleurs mettre sur pied des séances canimômes plus récréatives, durant lesquelles les enfants ont l'occasion d'apprendre à jouer et à conduire des chiens dans un cadre sécurisé.

Ceux qui sont contre...

Pour d'autres spécialistes concernés par les animaux ou les enfants (vétérinaires notamment), il ne faut pas offrir un chien à son enfant. On ne reçoit pas un chien comme une playstation : ce n'est pas un jouet, mais un être vivant ; pas un objet qu'on pourra délaisser un coin, mais un être qui réclame des soins journaliers. Ces spécialistes font également valoir, à juste titre d'ailleurs, que l'enfant n'est pas capable de s'occuper seul d'un chien. Ils soutiennent que l'animal représente une responsabilité au quotidien (nourriture, propreté, promenade,…) qu'il est illusoire de faire porter à l'enfant.


Ici, les moniteurs de Canimôme ajoutent un point généralement peu souligné : pour eux, les enfants ne peuvent pas non plus faire seuls l'éducation de leur chiot ou de leur chien ! Eduquer un chien, c'est-à-dire mettre sur pied des apprentissages destinés à faciliter l'insertion du chien dans la famille et la société, c'est-à-dire aussi mettre en place des interdictions, un cadre et des limites clairs pour le chien, cela nécessite de la rigueur et de la précision ! Cette rigueur et cette précision, l'adulte ne les possède pas au départ. Elles s'acquièrent au fil du temps et à l'aide d'exercices pratiqués régulièrement et rigoureusement. Autrement dit, l'éducation du chien implique également celle du maître. Si le chien apprend des comportements, le maître apprend aussi à faire interagir adéquatement son chien. Ainsi, l'éducation canine implique du côté du maître l'acquisition d'une véritable « technique du corps », c'est-à-dire la capacité de mobiliser des gestes et des attitudes qui soient en corrélation avec les comportements de l'animal – ce que les Grecs appelaient un « art » ou une « technè » (technique)…

Dans ces conditions, l'enfant doit d'abord et avant tout bénéficier du schéma éducatif mis en place par les adultes. Ce qui ne veut pas dire que l'enfant ne peut jamais interagir avec un chien, loin s'en faut ! Mais il devrait pouvoir le faire dans des lieux sécurisés et à des moments précis. Songeons justement à ce qui se pratique avec les chevaux. Quand l'enfant veut faire de l'équitation, il commence par monter dans un centre équestre et sur des chevaux débourrés. C'est l'éducation préalable du cheval qui le rend stable et sécurisant pour l'enfant. Avec le chien, il devrait en être de même. Ainsi, l'enfant que le chien intéresse devrait pouvoir faire sa connaissance dans un centre prévu à cet effet : un lieu où il aura la possibilité de découvrir des chiens en s'amusant ; où il pourra tester son endurance à réaliser les gestes quotidiens que la santé et le confort du chien réclament ; où il apprendra à faire obéir des chiens déjà socialisés et éduqués à cet effet, ainsi qu'à construire une relation riche et complice avec eux.

En conclusion, quand un enfant réclame un chien, il faudrait lui en faire découvrir, avant de s'engager ; il faudrait d'abord lui montrer concrètement ce qu'est un chien et les soins qu'il nécessite, avant de réclamer de l'enfant qu'il en assume la responsabilité ; il faudrait qu'il ait appris l'art (« technè ») de conduire un chien, avant d'avoir le sien entre les mains… C'est à ces objectifs ambitieux que s'atèle tous les jours Canimôme , avec la collaboration de Campbell, Bouh, Dipsie et les autres, - des bouviers des Flandres assurés, joueurs et obéissants que l'association met à la disposition des enfants.

Bénédicte de Villers
docteur en philosophie

AccueilArticlesCanimômesEcolesPartenairesCynothérapieSoigner sa peurInfos pratiques