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Thérapie assistée par l’animal et Cynothérapie

2) Qu’est-ce qu’une TAA ? Quelle est l’origine de la démarche ?

La croyance est ancienne selon laquelle la présence animale apporte bienfaits et réconforts auprès d’humains en difficultés. Extrêmement courte en revanche est l’histoire de la mise à contribution du chien dans des psychothérapies classiques.

L’histoire débute avec le psychanalyste Boris Levinson qui découvre, lors d’une consultation psychothérapeutique, le bénéfice à tirer des interactions entre son chien de famille et un enfant autiste. En temps normal, le chien de Levinson n’est pas dans le cabinet de consultation ; cette fois-là, parce que le rendez-vous avec la maman de l’enfant autiste est imprévu et urgent, le chien est présent. Contre toute attente, une interaction entre le chien et l’enfant apparaît, que la mère croyait impossible.

De séance en séance, l’enfant joue avec le chien, lui parle, etc. Le chien accapare d’abord l’attention et l’affection de l’enfant. Mais, pour Levinson, une partie de cette affection retombe bientôt sur lui, si bien qu’une communication s’établit entre l’enfant et son thérapeute. Dans son ouvrage de 1969, Pet-Oriented Child Psychotherapy, le chien de Levinson, répondant au nom de Jingles est dès lors promu au rang de « co-thérapeute ».

Ici, nous avons à faire à un psychanalyste qui se sert de son animal familier pour soutenir ou faciliter le travail psychothérapeutique entrepris.

L’hippothérapie est tout aussi récente. Dans ce domaine, le défi n’est pas seulement d’apprendre à monter à cheval. Des buts émotionnels et éducatifs sont également poursuivis. Pour des personnes souffrant d’un handicap physique important, parfois clouées à leur chaise roulante, l’hippothérapie semble être l’occasion de découvrir une confiance en soi, un sentiment de liberté, ainsi que des possibilités de maintien du tronc et de la tête plus dynamiques.

Ici, le contact avec le cheval en tant que tel est un moyen de développement, d’épanouissement de soi. Le cheval ne sert pas de « médium » dans le cadre une psychothérapie plus classique.

A Miami, dans les années 1960, est né le Dolphin Human Therapy Program. Il a traité des centaines d’enfants souffrant d’handicaps sévères. A l’aide de chevauchées à dos de dauphins, l’idée était d’améliorer les compétences verbales et motrices des enfants.

Dans ce domaine, la question de la sécurité des enfants s’est posée. Pour certains, il ne faut pas oublier qu’un tel animal, s’il est de mauvais poil, peut tuer quelqu’un !

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