De nombreuses autres formes de thérapies assistées par l’animal ont vu le jour. Quoique récentes, il est impossible de les citer toutes. Mais diverses objections de méthode ont été faites aux TAA, qu’il faut prendre en considération. Pour mon propos, je citerai les objections faîtes à ceux qui recourent au chien dans le cadre d’une démarche psychothérapeutique.
Tout d’abord, il faut noter que la thérapie assistée par l’animal ne fonctionne pas avec tous les enfants. Des réussites spectaculaires ont été mises en avant, tendant à gommer les échecs, notamment l’indifférence de certains enfants vis-à-vis des animaux.
Certains auteurs ont décrit l’évolution des TAA comme un progrès continu, une réussite linéaire – ce qui est compréhensible, mais peu crédible !
On peut ensuite faire l’hypothèse que certains enfants qui rencontrent des difficultés de communication avec autrui peuvent étroitement se lier avec des animaux, pour ne précisément pas devoir trop s’impliquer dans une communication interhumaine, interpersonnelle.
Dans ce cas-là, le lien avec l’animal peut devenir l’indication d’un fossé qui se creuse entre un humain et ses congénères. Car, après tout, qu’est-ce qui permet de penser qu’un lien, construit entre un enfant et un animal, peut s’élargir d’office, peut s’étendre naturellement, vers la gent humaine ? Ce lien peut suffire à lui seul, et peut tenir écarté d’une ré-affiliation aux êtres humains… Pour certains adultes, l’animal de compagnie devient parfois aussi l’occasion d’un repli sur soi et d’un rejet d’autrui – même si ce phénomène peut paraître marginal.